Tour de France des ligues : le détail des mesures locales pour bien réussir la reprise

Comme dans tous les secteurs, la reprise effective des compétitions en France, programmée dès la première semaine d’août, sera accompagnée de son lot de mesures, voire de contraintes. Afin d’en connaître la teneur, et par là même envisager de quoi le sport automobile de « l’après » sera fait, nous avons contacté, lorsque cela a été possible, certains présidents de ligues pour qu’ils nous livrent leurs plans de relance ainsi que les actions envisagées à cet effet.
Ont participé à l’élaboration de ce dossier : J. Teitgen (Nouvelle Aquitaine Sud), Pixel Motors (Bourgogne Franche-Comté), G. Gaillard (Rhône-Alpes), A. Camoin (Corse), Q. Ribaud (Provence Alpes Côte-d’azur), J. Furet (Occitanie Méditerranée), P. Quioc (Occitanie Pyrénées), R. et T. Haaser (Grand Est), G. Coëffe (Nouvelle Aquitaine Nord), J.-L. Chevy et Gilou 50 (Bretagne-Pays de la Loire), A. Cauchy (Normandie et Réunion), F. Fayman (Centre-Val de Loire) et P. Lafont (Auvergne).

Nouvelle aquitaine sud : Président Joël Do Vale.
Tant attendue, tant redoutée, tant préparée et ô combien incertaine, elle aura lieu dès le premier week-end d’août sur la piste de karting de Layrac (47), pour les slalomeurs, et sur le circuit de Pau-Arnos (64), pour les pistards. Avant l’interruption forcée seules trois épreuves purent se dérouler en ce début 2020 qui restera à jamais marqué dans les esprits : deux rallyes asphalte (Bordeaux-Aquitaine-Classic et Fougère) et un rallye TT (Collines d’Arzacq). La longue et angoissante traversée du confinement et de sa laborieuse suite se solde par d’amères statistiques : sur 47 compétitions prévues, 28 ont été carrément annulées, 6 reportées et 13 maintenues (dont les 3 citées précédemment). Joël Do Vale, président de la ligue, a adressé le 29 juin un message aux licenciés dans lequel il déplore « l’avalanche d’ordres et contre-ordres » et constate « la difficulté de démarcher les partenaires habituels tout en connaissant leurs difficultés de reprise ». Il conclut sur une note d’optimisme à travers un solide objectif : « Repartir au mieux en 2021 ». Le bureau de la ligue étant toujours fermé fin juin, il n’a pu nous donner de chiffres précis depuis sa résidence paloise. Mi-juillet, un comité directeur se sera chargé de dresser un bilan et, surtout, de se projeter vers le futur : « Ce n’est pas évident ; les conseils, avis et pistes seront échangés. Il faut également s’attendre à une forte demande de licences car beaucoup attendaient la suite des événements ; actuellement, une baisse de 300, voire 400, est à déplorer sur un étiage habituel d’environ 2 000. Sur ma seule ASA (Ndlr : Joël Do Vale est président de la puissante ASA Basco-Béarnais), il nous en manque une centaine ; je suis sûr qu’en vue du rallye des Cimes, une cinquantaine vont être souscrites. » Comme partout, les mesures et gestes barrières seront de mise ; il est cependant à craindre que la tâche soit plus difficile pour de « petites » organisations dont les effectifs sont plus légers afin de les mettre en place et d’assurer, avec courtoisie mais fermeté, leur respect. Et que l’intendance (repas et logement des commissaires et officiels par exemple) pose souci. Et financièrement parlant ? « Les comptes devraient être à zéro cette année entre l’annulation de certaines lignes par la FFSA, le manque à gagner via la petite part liée aux licences, l’économie découlant de l’annulation des trois finales (rallyes, montagne et slaloms). Globalement, tout devrait s’équilibrer. » Quant aux saisons futures, il y a fort à parier que les termes économies, rationalisation, bon sens ou mutualisation des moyens reviendront fréquemment. Tout événement violent comme celui que nous venons de vivre provoque un électrochoc, suscitant une évolution des mentalités, des façons d’agir, des systèmes organisationnels et consuméristes. Positivons en entendant, dans la bouche de JDV, des remarques telles que : « Je ne ressens pas de lassitude de la part des organisateurs. De jeunes générations commencent de s’investir dans les équipes. Nombre d’écuries sont en train de restructurer. » Un seul exemple, minime mais significatif : celui des plaques rallyes où, à l’avenir, on se contenterait de faire figurer le quantième de l’édition ; la date de l’événement pouvant être, éventuellement, rajoutée via la pose d’un petit sticker. Au cas oùIl vous reste encore 90% de cet article à lire.

Extrait de l’article paru dans Echappement n°636, août 2020, magazine qu’il est possible de commander en format papier ou numérique (iPad, Android, Mac, PC…) sur le site hommell-magazines.com