Souvenirs, Jean-François Piot

Il y a près de 40 ans, Jean-François Piot disparaissait lors du rallye du Maroc. Fort de ses dons naturels et d’un caractère bien trempé, il avait incarné la relève du rallye français dans les années 60, pavant le chemin pour la génération dorée des mousquetaires Alpine.
Texte François Hurel

Avant de se rêver pilote, ce fils d’horticulteur se passionna d’abord pour la mécanique. Depuis la maison de Chatou (78) où il grandissait, il pouvait entendre le son des moteurs provenant de la forêt de Saint-Germain-en-Laye, où se déroulait le Bol d’Or. A l’âge de 12 ans, en vacances à Dinard, il délaisse les jeux de plage pour aider le garagiste du coin à requinquer la Renault paternelle, qui a mal supporté le voyage. En ce début des années 50, le sport automobile est un spectacle prisé des Français et Jean-François accompagne ses parents sur les circuits, où il peut admirer les plus grands pilotes de l’époque. D’un caractère indépendant et frondeur, il se distingue en pratiquant l’escrime, afin d’aiguiser ses réflexes, puis fréquente les Beaux-Arts dans le but de devenir architecte. Lorsque son père lui cède sa Simca 5, il se lance à son volant dans des courses sauvages autour du lac des Ibis, au VésinetIl vous reste encore 90% de cet article à lire.

Extrait de l’article paru dans Echappement n°633, mai 2020, magazine qu’il est possible de commander en format papier ou numérique (iPad, Android, Mac, PC…) sur le site hommell-magazines.com