Interview Fabien Doenlen

Ex-ouvrier de l’usine Peugeot de Sochaux, Fabien Doenlen est resté fidèle à la marque tout au long de sa carrière, s’autorisant juste une courte liaison avec les cousins de Citroën lors de sa cinquième et ultime saison pro. Sans tapage mais avec une pointe de vitesse qui aurait pu (dû ?) le mener bien plus loin, l’homme a laissé son empreinte sur le championnat de France des années 90.
Texte Jacques Furet
Photo Thierry Delaunay / DPPI

Fabien, vos dernières apparitions en course remontent à une quinzaine d’années. Une première question s’impose : que devenez-vous ?
Je suis resté fidèle à ma région, dans le Doubs et je n’ai guère le loisir de m’y ennuyer. Je vis au milieu de la nature, près de mes sapins. Une semaine passée loin d’eux et je me sens très mal ! Je passe surtout beaucoup de temps sur mon VTT. A son guidon je retrouve un peu le plaisir de pilotage que j’éprouvais à l’époque de ma carrière moto.
Vous aviez donc débuté en deux roues ?
Oui, faute d’avoir les moyens pour courir en auto avec mon salaire d’ajusteur à l’usine Peugeot de Sochaux, j’ai commencé par le motocross pendant plusieurs années, avant de passer à l’enduro. Je n’étais pas trop mauvais, j’ai même décroché plusieurs titres de champion de Franche-Comté. Je suis finalement venu à l’automobile sur le tard, en 1983. J’avais déjà 27 ansIl vous reste encore 90% de cet article à lire.

Extrait de l’article paru dans Echappement n°636, août 2020, magazine qu’il est possible de commander en format papier ou numérique (iPad, Android, Mac, PC…) sur le site hommell-magazines.com