Il était une fois… Automobiles Gonfaronnaises Sportives

De la rubrique « Constructeurs sans patente » d’Echappement à la Formule 1 : tel pourrait être le sous-titre de l’histoire d’AGS. Si l’âne volant de Gonfaron a fini par se brûler les ailes à trop se rapprocher du soleil, il a laissé une belle histoire au sport automobile, dont la page la plus glorieuse fut écrite il y a 40 ans, avec la victoire de Richard Dallest au Grand Prix de Pau.
Texte François Hurel
Photo DPPI

Gonfaron, bourgade varoise située à moins d’une heure du Paul Ricard et connue pour son âne volant, d’après une légende du 17e siècle venue jusqu’à nous grâce à celui qui choisit cet animal comme emblème : Henri Julien. Ce petit homme discret et peu loquace, loin de l’image « pagnolesque » que lui prêtèrent parfois les journalistes parisiens, était petit-fils de ferronnier et fils de garagiste agricole. C’est sous son impulsion que le garage familial s’enrichira d’une station-service Total et d’un panonceau Peugeot et c’est là que naîtront la plupart des AGS (Automobiles Gonfaronnaises Sportives). Henri Julien commence par construire deux Racers 500 au début des années 50, puis une Formule Junior à moteur Panhard avec laquelle il court à Monaco en 1959. En 1964, on le retrouve en F3 sur une Lotus 22, puis l’année suivante sur une Alpine A270. Faute de moyens et de résultats, Henri renonce au pilotage, mais la création de la Formule France va ranimer la flamme et lui donner l’idée d’adapter son Alpine à la nouvelle catégorie. AGS naît en 1968, François Rabbione faisant débuter la marque l’année suivante… Il vous reste encore 90% de cet article à lire.

Extrait de l’article paru dans Echappement n°634, juin 2020, magazine qu’il est possible de commander en format papier ou numérique (iPad, Android, Mac, PC…) sur le site hommell-magazines.com