Essai Ford Mustang Shelby GT 500 « 2020 »

Si la Mustang sait être un brave percheron dans ses versions de base les plus sages, elle a tout d’un authentique pur-sang lorsqu’elle reçoit le « label » Shelby. Avec son méchant V8 « big-block » poussé à 760 ch, la Mustang GT 500 devient un muscle-car taillé pour les grands espaces, qui promet de vivre une chevauchée fantastique. Cow-boy, en selle !
Texte et photo Thomas Riaud

Depuis sa sortie, en 1964, la Mustang est, à l’instar d’une certaine Porsche 911, une sportive intergénérationnelle. Autant dire une icône même si, du milieu des seventies aux années 90, on a assisté à une véritable « boucherie chevaline », tant l’auto s’est fourvoyée à devenir n’importe quoi.
Heureusement Ford, dans une lueur de lucidité a su, dès 2004, se ressaisir. Porté par la mode du néo-rétro, le géant de Détroit a assuré le come-back de quelques légendes (Thunderbird et GT), et a redonné à sa mythique Mustang une ligne et des moteurs à la hauteur de son aura. Et comme la fameuse 911, la Mustang, déclinée en coupé ou en cabriolet, ratisse large, avec des versions d’entrée de gamme « grand public » (4 cylindres 2.3 Ecoboost !), les plus méchantes et inévitables V8 venant bien sûr coiffer la gamme. Parmi elles, une variante d’anthologie frappée d’un inquiétant Cobra retient plus particulièrement notre attention : la GT 500, signée du Texan Carroll Shelby. Une version mythique (GT 350 et 500), commercialisée au compte-gouttes de 1965 à 1970, qui va marquer durablement les esprits. Même si, depuis, la signature « Shelby » est devenue un prête-nom, Ford continu d’exploiter judicieusement ce label depuis 2006, gage d’une sportivité débridée.
Ainsi, cette sixième génération de Mustang, restylée en 2018, propose à nouveau, pas une, mais deux variantes Shelby, hélas non importées en Europe. La première, déjà suffisante au bonheur de 95% des hommes, est la GT 350, qui voit son V8 atmosphérique (réalésé de 5.0 à 5.2 litres), passer de 450 à 526 ch. Une puissance déjà plus que « suffisante » pour nous, Européens, mais les Américains étant restés de grands enfants, cela ne constitue pourtant qu’une entrée en la matière… Il vous reste encore 90% de cet article à lire.
Extrait de l’article paru dans Echappement n°638, octobre 2020, magazine qu’il est possible de commander en format papier ou numérique (iPad, Android, Mac, PC…) sur le site hommell-magazines.com