Essai Alpine berlinette 1600S

Devrait-on contraindre les jeunes architectes à momentanément délaisser leur ordinateur pour se rendre au pied du Mont Saint-Michel et méditer sur le prodigieux savoir-faire des anciens ? Devrait-on engager une démarche de la même veine avec les ingénieurs automobiles, en les astreignant à détailler une Bugatti 35B, une Ferrari GTO, une Lotus Elan ou, bien sûr, une berlinette Alpine ? Se projeter dans l’avenir en s’imprégnant du patrimoine, ne serait-ce pas l’idéal ?

Texte Gilles Dupré
Photo Jean-Marc Cotteret
Ettore Bugatti, Enzo Ferrari ou Colin Chapman… à ces grands maîtres de la création, il faut indubitablement associer Jean Rédélé. Sa berlinette est un véritable monument. Le style, la hauteur – ne faut-il pas plutôt dire la « basseur » ? – de seulement 1m13, la compacité, vous bouleversent dès la première observation. Et dire qu’elle a été imaginée en greffant un toit (d’Alfa Romeo) sur le Cabriolet. Un bricolage ? Oui, mais de génie ! La 1600S que nous essayons n’est pas celle de la première mouture, à la cylindrée exacte du moteur de la Renault 12 Gordini (1 565 cm3). Ce n’est pas non plus l’ultime, la « C », qui avait adopté la moderne suspension arrière de l’A310, à triangles superposés. Non, il s’agit de la base de la Championne du monde des rallyes 1973, avec ses 1 605 cm3Il vous reste encore 90% de cet article à lire

Extrait de l’article paru dans Echappement n°631, mars 2020, magazine qu’il est possible de commander en format papier ou numérique (iPad, Android, Mac, PC…) sur le site hommell-magazines.com