Antimémoires Lancia Delta S4

Au fil de notre trilogie des « Groupe B » de route, nous avions titré « De la course… à la route ! » pour la première, la mirifique Peugeot 205 turbo 16, « De la course… au Grand Tourisme ! » ensuite pour la prodigieuse Audi Sport quattro, la plus aboutie de toutes. Là, avec cette tonitruante italienne, plus le moindre faux-semblant, ni fausse barbe, ni faux nez, c’est tout pour la course, rien que pour la course. Au risque de déflorer la suite, si les 200 exemplaires de la Delta S4 ont bien été dûment homologués en vue d’un usage routier, au volant, pas de doute, on conduit une pure machine de compétition. Suivez-nous à bord…
Texte Gilles Dupré
Photo Christian Chiquello

Dans l’habitacle non filtré, on a droit à un véritable tintamarre digne d’un homme-orchestre de fête foraine. Certes, au départ, la musique s’élevant des entrailles légères du petit « 4 cylindres » (1800), à course ultra-courte de 71,5 mm pour 88,5 d’alésage, est noble, surtout dans les envolées à 7 200 tr/mn. Mais, il faut y superposer sifflements, grincements, claquements en tout genre provenant du turbo, du compresseur volumétrique, de la distribution, de la boîte de vitesses logée juste sous le coude ou de la transmission intégrale. Et l’Alcantara plutôt luxueux garnissant abondamment l’intérieur ne fait pas une seule seconde illusion : nous sommes aux commandes d’une authentique bête de course. Rien d’autre ! Mais n’anticipons pas et reprenons au débutIl vous reste encore 90% de cet article à lire.

Extrait de l’article paru dans Echappement n°634, juin 2020, magazine qu’il est possible de commander en format papier ou numérique (iPad, Android, Mac, PC…) sur le site hommell-magazines.com