Antimémoires Ford Sierra RS Cosworth

Avec le label du plus prestigieux atelier anglais de construction de moteurs ayant forgé sa légende en Formule 1, déjà en partenariat avec Ford, la Sierra frappe sans indulgence. Son propulseur, suralimenté, porte forcément un sacré coup à ses deux prestigieuses rivales allemandes, BMW M3 ou Mercedes 2.3-16. Mais, si la marque à l’ovale bleu est souvent réputée pour son imbattable rapport prix/performances, elle l’est aussi par quelques retentissantes désinvoltures : cette RS n’échappe pas à la règle…
Texte Gilles Dupré
Photo Christian Chiquello

Le sublime cache arbres à cames rouge fièrement frappé « COSWORTH » abrite un « 4 cylindres », 2 litres à course ultracourte de 77 mm pour 90,8 d’alésage, quatre soupapes par cylindre (double arbre), injection à gestion intégrale couplée à celle de l’allumage et turbocompresseur, un Garrett T3B refroidi par eau et associé à un échangeur air/air. Celui-ci développe 204 ch (à 6 000 tr/mn), soit 102 ch rapportés au litre de cylindrée. Au cas ou ce dernier chiffre vous décevrait, n’oubliez pas que nous sommes il y a… 34 ans ! D’ailleurs, avec leurs plus généreux 2,3 litres, atmosphériques, la BMW M3 et la Mercedes 190 2.3-16 proposent respectivement 200 et 185 ch, soit des « rendements » au litre de 87 et et 80 ch, des références en moteur aspiré. Il faut ajouter que Ford vise alors, notamment pour le circuit, l’homologation en Groupe A, imposant la production de 2 500 exemplaires en un an (comme en Groupe N). Normal en conséquence qu’en « rendement » moteur, on soit loin de celui de certaines Groupe B (200 unités seulement)Il vous reste encore 90% de cet article à lire.

Extrait de l’article paru dans Echappement n°635, juillet 2020, magazine qu’il est possible de commander en format papier ou numérique (iPad, Android, Mac, PC…) sur le site hommell-magazines.com