Antimémoires : Ford RS 200

Ce coupé n’évoque aucun autre modèle Ford : il est uniquement dédié à la compétition en rallye. Construite à 200 exemplaires et homologuée en Groupe B, la RS 200 a bénéficié de grandes compétences pour couver son berceau. Comment se situe-t-elle donc par rapport aux Peugeot 205 T16, Lancia Delta S4 ou autre Audi Sport Quattro ?
Texte Gilles Dupré
Photo Archives Echappement

Sous la houlette de Stuart Turner, l’ancien réputé responsable compétition ensuite affecté à la communication, rappelé en urgence aux affaires, mobilisé en somme pour remettre de l’ordre dans le département course de Boreham officiellement absent du rallye depuis six ans, la conception, la production et même la préparation course de la RS 200 ont été largement sous-traitées. Eh oui !
Le premier a avoir été sollicité est le renommé ingénieur ayant brillé en Formule 1 (BRM, Shadow…) ou Endurance (Jaguar), Tony Southgate. Le carrossier traditionnellement attaché à Ford, Ghia, ensuite. Pour le moteur, il a été fait appel au grand motoriste fidèlement attaché à l’ovale bleu, Cosworth. Mais, il y eut aussi la magnifique officine du patrimoine anglais, celle de Brian Hart. Pour ce dernier, on imagine que son savoir-faire fut surtout mis au service du développement des propulseurs utilisés en rallye. S’il est effectivement inscrit sur la liste des partenaires annoncés par Turner, nous ne savons toujours pas précisément quel fut son rôle. Cette absence d’affirmation catégorique reviendra d’ailleurs comme une sorte de fil rouge au long de ce papier : trente-cinq ans après cette passionnante aventure, nombre de points d’interrogation demeurentIl vous reste encore 90% de cet article à lire.
Extrait de l’article paru dans Echappement n°638, octobre 2020, magazine qu’il est possible de commander en format papier ou numérique (iPad, Android, Mac, PC…) sur le site hommell-magazines.com