Alpine en rallye, une épopée mondiale (1re partie)

La marque de Jean Rédélé a atteint le faîte de sa gloire en remportant le premier championnat du monde des rallyes, en 1973. Mais Alpine s’était déjà illustrée au plus haut niveau avant cela, dans un championnat international injustement dédaigné par la presse de l’époque comme par les statistiques actuelles.
Texte François Hurel
Photo McKlein

De 1955 – année de sa création – jusqu’à 1967, Alpine n’a pas remporté de grands rallyes internationaux, la première victoire de la marque au général étant celle de José Rosinski au confidentiel rallye des Lions 1963. A ses débuts, l’A110 manquait cruellement de mise au point et son petit moteur issu de la R8 bridait ses ambitions. Se bonifiant avec l’âge et l’augmentation de sa cylindrée (de 956 à 1608 en passant par le mythique 1440 signé Mignotet), la Berlinette commence à remporter des victoires significatives à partir de 1965 (Mont-Blanc, Neige et Glace, Cévennes, Lyon-Charbonnières…) avant qu’un cap ne soit franchi en 1968, grâce aux succès de Jean Vinatier à la Coupe des Alpes, puis de Jean-Claude Andruet au Tour de Corse. La restructuration du service compétition, sous la houlette de l’ancien pilote Jacques Cheinisse, porte déjà ses fruits et une nouvelle étape va être franchie en 1970 lorsque tous les efforts de la marque vont se recentrer (provisoirement) sur le rallye. Fort d’une production en hausse dans l’usine de Dieppe récemment inaugurée, Alpine se sent pousser des ailes. L’homologation en Groupe 4 de la 1600 S au moteur issu de la R16 TS (1596 cm3 – 155 ch en version Mignotet) lui apporte une arme capable d’affronter la puissante Porsche 911 S (240 ch), qui est alors la voiture à battre dans les grands rallyesIl vous reste encore 90% de cet article à lire.

Extrait de l’article paru dans Echappement n°636, août 2020, magazine qu’il est possible de commander en format papier ou numérique (iPad, Android, Mac, PC…) sur le site hommell-magazines.com