Alors raconte… Jules Gounon

Quand vous êtes issu d’une longue lignée de brillants pilotes et que, par exemple, lors des 24 Heures du Mans 2005 vous êtes à côté de votre père pour nettoyer les visières de son casque et celles de ses équipiers Stéphane Ortelli et Franck Montagny, il est légitime d’avoir un jour envie de devenir pilote de course.
Texte Jérôme Leclerc
Photo Bentley

Dès l’âge de huit ans Jules Gounon tannait son père pour que celui-ci lui offre un karting. Et il lui a fallu attendre plusieurs années pour voir son rêve devenir réalité comme nous l’explique Jean-Marc son papa. « Tous les ans, au moment de Noël et de son anniversaire (qui a lieu une semaine après), il revenait à la charge, et chaque fois je devais trouver une excuse pour reculer l’échéance. Je connaissais trop bien les tenants et surtout les aboutissants du karting. Beaucoup de temps, d’incertitudes et surtout beaucoup d’argent ! Alors, on a tout essayé : le vélo, le tennis, le badminton, le foot… On a tout fait, je pensais même que les filles allaient lui faire perdre un peu de sa volonté, mais non. Chaque année, il revenait à l’assaut sans se démonter. A quinze ans, une nuit, à 3h17 exactement, je m’en souviens comme si c’était hier, il est entré dans ma chambre, a allumé la lumière et il est venu s’asseoir sur mon lit comme un bouddha. J’ai d’abord cru qu’il avait fait un cauchemar mais non. “Papa, il faut que je te parle, ce que tu me fais, c’est injuste. Papy t’a donné ta chance, il faut que tu fasses pareil avec moiIl vous reste encore 90% de cet article à lire.

Extrait de l’article paru dans Echappement n°633, mai 2020, magazine qu’il est possible de commander en format papier ou numérique (iPad, Android, Mac, PC…) sur le site hommell-magazines.com